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Le Château de Bayac à Bayac - Périgord Pourpre

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • 4 janv. 2024
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 janv.


Bayac sur la rive gauche de la Couze, cité dès 1479 sous le nom d’Hospitium de Bayaco, est un ancien repaire noble relevant de la châtellenie de Couze qui appartenait au XIVe siècle aux archevêques de Bordeaux.

le château de Bayac construit au XIVe siècle. sera restauré. Le corps de logis -construit au XVIIIe puis au XIXe siècle va gommer son caractère défensif dont il ne reste que deux tours qui surplombent la vallée. L’une d’elles, est une grosse tour ronde coiffée en poivrière, avec chemin de ronde reposant sur d'énormes corbeaux en forte avancée. Faisant suite à cette tour ronde, se trouve une tour carrée avec chemin de ronde et trous de couleuvrines qui contient un escalier à voûtes d'arêtes.

Au XVIe siècle, la famille de Bosredon venue d’Auvergne va entrer en possession de la châtellenie par l’union qu’elle contracte avec une héritière de Serval du château de Couze.

En 1580 durant les guerres de religion, les huguenots conduits par le capitaine protestant Chaus de Monsac tuent Pierre de Bosredon, s’emparent et pillent le château de Bayac, et vont se fortifier au château de Couze, qui sera de ce fait rasé.


La glorieuse famille de Losse est propriétaire du château de Bannes depuis le XVIe siècle et en 1653 Jean de Losse épouse Madeleine de Bosredon et fonde la branche des Losse de Bayac.

Les seigneurs de Bayac vont traverser le temps et les affres de la Révolution et aucun des membres de cette branche n’émigrera, les faisant respecter par la population. La famille est alors représentée par le colonel, comte Charles Joseph de Losse, son épouse Claire Eymar de Pépin et leur fils Émile, son frère ainé religieux au couvent de Trappe et Jean Albert capitaine de cavalerie, mort sans alliance. Le colonel de Losse sera plusieurs fois élevé, par le suffrage de ses concitoyens, à la fonction de maire de Bayac et nommé agent municipal de cette commune pour la représenter à la municipalité cantonale de Lalinde. En 1839, Il acquiert l église et le cimetière de Bayac. IL me§ven culture le terrain du cimetière et fait démolir l’église qu’il reconstruit la même année. il restaure également le château de Bayac. Un autre membre de la famille, Henri de Losse, assurera le mandat de maire de la commune jusqu'en 1904. Les familles Armant, Hulin et Ossul se succèdent ensuite au château.

Vers 1925, Abel Gaboriaud Parisien, directeur du journal l’ »ère nouvelle« et très introduit dans les milieux politiques, en devient châtelain et y vit une partie de l’année, recevant de nombreuses personnalités des IIIe et IVe Républiques. Dans les premiers mois de la guerre, le Général Maurice Gamelin vient s’y réfugier plusieurs mois. Assiegé par la Garde Mobile, Gamelin y est arrêté et conduit à la prison de Riom car jugé responsable par le gouvernement de Vichy de la défaite de 1940.

A la libération, la veuve d’Abel Gaboriaud vend le château et son domaine à un investisseur qui ne pouvant faire face à leur entretien, revend le château et la plupart des terres, à la ville de Paris. L'AGOSPAP (Association pour la gestion des œuvres sociales du personnel des administrations parisiennes) transforme alors le lieu en un centre de colonie de vacances de la ville de Paris toujours propriétaire du château et des terres alentours, dont l’activité de loisirs a cessé depuis des décennies.


FIn 2025, la commune a pu racheter à la ville de Paris, une quarantaine d’hectares, destinés à l’aménagement de chemins de randonnées.

Les façades, les toitures ainsi que la tour circulaire sont inscrites au titre des monuments Historiques, par arrêté du 5 novembre 1970.

photo DR

Sources -www.chateau-fort-manoir-chateau.eu - f.m.wikipedia.org - wikidata.fr-fr.nina.az - monumentum.fr - www.bayac.fr - espritdepays.com »le séjour du général Gamelin au château de Bayac »







 
 
 

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