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En 1718, Antoine-Armand d’Aydie baron de Vaugoubert de Quinsac et La Barde, sera l’un des acteurs de la conspiration de Cellamare -

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 24 minutes



Vers 1590, le château de Vaugoubert « qui gouverne la vallée » est vendu à Etienne Pourtenc, originaire du bourg de Saint-Pardoux-la-Rivière, qui devient seigneur de Quinsac et de Vaugoubert et fait bâtir un manoir. Sa fille Antoinette, épouse Bernard Audier et leur fille Marguerite, dame de Vaugoubert, épouse, le 11 juin 1615, Guy d’Aydie faisant entrer le domaine dans la grande maison d’Aydie.

Leur petit-fils, le vicomte Armand François d’Aydie, fils de François d'Aydie épouse, en 1686, Marie Angélique Beaupoil de Saint-Aulaire. Ils auront 5 fils et 3 filles qui vivront au manoir des Pourtenc et laisseront eux aussi leur trace dans l’histoire de la haute noblesse provinciale.

Antoine Armand d’Aydie (1688-1764), premier fils du couple, qui a épousé en 1713, Marie-Françoise Angélique d’Aydie des Bernardières, sera veuf en 1717.

En 1718, après la mort de Louis XIV, Antoine Armand, proche de Anne Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine, va participer à la « conspiration de Cellamare ».

Bénédictine de Condé mariée à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, fils de Louis XIV et de madame de Montespan, avait obtenu, par son esprit et son crédit, que son mari et ses enfants seraient élevés aux honneurs des princes du sang. Louis XIV avait même dans son testament, nommé le duc du Maine surintendant de l’éducation de son successeur ; mais, le testament du roi ayant été cassé après sa mort, son neveu légitime Philippe II duc d’Orléans, devient Régent du jeune Louis XV, âgé de 8 ans.

La duchesse va entraîner son époux dans un complot, qui sera fomenté par l’ambassadeur d’Espagne à la cour de France, Antonio di Giudice duc de Cellamare, pour faire désigner comme régent, Philippe V d’Espagne (petit-fils de Louis XIV) premier prince du sang, ayant renoncé à ses droits à la couronne de France. Pour mener cette conjuration, la duchesse du Maine entretient une correspondance avec le Cardinal Giulio Alberoni, ministre de Philippe V, en confiant avec inconscience, la traduction des documents à Jean Buvat écrivain à la bibliothèque du roi. Ce dernier en informe Guillaume Dubois, appelé aussi l’Abbé Dubois, qui fut précepteur de Philippe d’Orléans. Devenu Régent, il l’a gardé comme secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, avant de lui assurer une destinée hors norme. En 1722, il sera Principal ministre, une fonction qui n'avait plus été portée depuis la mort de Mazarin, six décennies plus tôt. Il sera aussi élu à l'Académie française et à la présidence de l'Assemblée du clergé.

Le 5 décembre 1718 à Poitiers, un jeune abbé espagnol porteur des dépêches pour Madrid est arrêté et le 9 décembre Cellamare est reconduit à la frontière. Tous les protagonistes seront emprisonnés un temps, ou exilés. Antoine Armand d’Aydie, lui regagnera l’Espagne où, par reconnaissance, Philippe V va le nommer vice-roi de Castille.

Le 9 janvier 1719, le Régent déclare la guerre à l’Espagne. Ce nouveau conflit ne s’achèvera qu’en 1731. Cellamare nommé capitaine général de la Vieille-Castille mourra à Séville en 1733, sans imaginer que son nom restera celui d’une conspiration.

Vers 1730, Antoine Armand d’Aydie, amnistié, revient fortuné et construit le grand château actuel dans un style architectural classique très réussi, à côté de l’ancien manoir des Pourtenc.

Le château sera inscrit et protégé en totalité le 6 décembre 1948.

 

portrait de Philippe II d’Orléans régent de France (Département des arts graphiques du Louvre) -

Anne Louise de Bourbon-Condé, duchesse du Maine et ci-dessous Louis-Auguste de Bourbon duc du Maine


 
 
 

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