la réhabilitation de Jeanne d’Arc le 7 juillet 1456 -
- Glady de Brégeot

- il y a 4 jours
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du 29 avril au 10 mai 2026 ORLÉANS va rendre hommage à Jeanne d’Arc, son héroïne, à travers un programme foisonnant. entre reconstitutions historiques, instants solennels, animations festives et parenthèses pédagogiques.
Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc fut brûlée vive sur le bûcher sur la place du marché de Rouen. Elle avait dix-neuf ans. L’accusation était l’hérésie. Jacques le père de Jeanne mourut dans les mois suivant l’exécution. Isabelle Romée sa mère, elle, ne mourut pas de douleur. Elle s’installa à Orléans en 1440, où la ville lui accorda une pension en reconnaissance de ce que sa fille avait accompli en libérant le siège anglais onze ans plus tôt. Et elle se mit au travail.
Elle recueillit des témoignages de prêtres, de voisins, d’amis d’enfance, de soldats et de toute personne ayant connu Jeanne ou assisté à son procès. Elle voyagea. Elle écrivit des lettres. Elle adressa des suppliques à Rome.
Elle présenta une requête au pape Nicolas V. Lorsqu’il n’agit pas, elle continua. Lorsque le pape Calixte III monta sur le trône, elle présenta à nouveau sa demande. Cette fois, avec le soutien du grand inquisiteur de France, Jean Bréhal, qui avait construit son dossier juridique pendant des années, les choses commencèrent à avancer.
Des hommes puissants lui conseillèrent d’abandonner.
Le 7 novembre 1455, Isabelle Romée se rendit à Paris. Elle avait entre soixante-cinq et soixante-dix ans. Elle entra dans la cathédrale Notre-Dame, remplie de centaines de personnes. Elle remonta la nef jusqu’aux commissaires pontificaux. Elle se jeta à leurs pieds, leva le rescrit papal autorisant l’enquête et pleura. Puis elle prononça son discours.
Elle l’avait préparé avec soin. Il commençait par les mots qui l’avaient portée pendant vingt-cinq ans :
« J’avais une fille née d’un mariage légitime, que j’avais dûment pourvue des sacrements du baptême et de la confirmation et élevée dans la crainte de Dieu et le respect de la tradition de l’Église. Elle ne pensa, ne dit ni ne fit jamais rien contre la foi. Certains ennemis la firent juger par un tribunal religieux.
Malgré ses dénégations et ses appels, tant tacites qu’exprimés, et sans aucune aide pour sa défense, elle fut soumise à un procès perfide, violent, inique et pécheur. Les juges la condamnèrent faussement, injustement et criminellement, et la mirent à mort de manière cruelle par le feu. »
Elle conclut par quatre mots : Je demande sa réhabilitation.
Le tribunal fut visiblement ému. Les chroniques racontent que beaucoup de ceux présents se joignirent à voix haute à la supplique, comme si un seul grand cri de justice jaillissait de toute la foule.
Le procès qui suivit dura des mois.
Le 7 juillet 1456, la condamnation fut déclarée nulle et sans effet. Jeanne d’Arc fut officiellement réhabilitée. Les juges de 1431 furent désignés comme ayant agi de manière criminelle.
Isabelle était présente pour le verdict. Elle était encore là trois semaines plus tard lorsque la ville d’Orléans organisa un banquet pour célébrer.
Isabelle Romée mourut le 28 novembre 1458, deux ans après que le nom de sa fille fut réhabilité.
Jeanne d’Arc fut canonisée comme sainte par l’Église catholique en 1920.




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