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L’ordination de Vincent de Paul, à Château l’Evêque - Périgord blanc

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 7 heures

Forteresse dès le XIe siècle, le château épiscopal est construit de 1347 à 1349, par Adhémar de Neuville évêque de Périgueux.

En 1364, l’Eglise Saint-Julien ainsi que celle de Preyssac étaient déjà presque totalement détruites et l’église Saint-Julien est remise en état par l’Évêque Pierre Tison qui y sera inhumé en 1384.

Les tours crénelées de Château l’Evêque ont essuyé bien des orages, guerres anglaises, troubles et luttes religieuses… Vers 1515, l’évêque Guy de Castelnau fait reconstruire dans le goût de l’époque un nouveau logis qui porte ses armoiries et fait ouvrir des baies à meneaux.

L’évêque Pierre Fournier, issu d’une noble famille auvergnate, est chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris lorsqu’il est nommé évêque de Périgueux (de 1561 à 1575). Il sera étranglé au château dans la nuit du 14 juillet 1575, par ses « serviteurs auvergnats soudoyés par les hérétiques » et son trésor pillé. Dès le 18 juillet, le Roi Henri III désigne François de Bourdeille-Montancey (1516-1600), moine à l’abbaye de Saint-Denis et fils du seigneur des Bernardières, pour lui succéder. Celui-ci obtient du roi, le privilège exorbitant du titre d’évêque de Périgueux (de 1576 à 1600) par « permission divine » avec la majeure partie des revenus de l’évêché. Il sera un restaurateur de la foi et du culte catholique en Périgord. En 1581, c’est de Château l’Évêque que part le gros des forces catholiques qui va reprendre Périgueux aux Calvinistes. Jean de Montardit, seigneur local de la Beylie, est au nombre des capitaines de cette armée.

Le 23 septembre 1600, dans l’église Saint-Julien ancienne chapelle castrale reconstruite au XIVe siècle, ou dans un oratoire situé dans une tourelle du château, monseigneur François de Bourdeille, confère l’ordination sacerdotale à Vincent de Paul qui sera canonisé en 1737 Saint Vincent de Paul, par Clément XII.

Vincent troisième fils de Jean de Paul et de Bertrande de Moras qui eurent quatre garçons et deux filles, est né au petit village de Pouy, qui deviendra Saint-Vincent-de-Paul, près de Dax dans les Landes. Sa famille est propriétaire de ses terres . Très vite, son père remarque que ce fils, peut faire mieux que de mener paître les troupeaux et le met en pension chez les Pères Cordeliers de Dax. Monsieur de Commet avocat de Dax et juge, le choisira pour être le précepteur de ses enfants et le portera en 1596 à s’offrir à dieu. il rejoint l’Université de Toulouse pour étudier la théologie et en 1600, il est ordonné prêtre. À Paris en 1610, il devient aumônier de Marguerite de France qui soutient avec ferveur « les Frères de la Charité ». Il s’en inspirera pour créer « les Filles de la Charité ».

En 1612 il prend la possession de la cure de Clichy la Garenne et en 1613, il rentre dans la maison de Philippe Emmanuel de Gondi, général des galères de France, où il devient le précepteur des enfants et le confesseur de son épouse Françoise Marguerite de Silly, dame de Commercy qui a le pieu dessein de faire une fondation pour des religieux qui se porteraient dans les terres pour exercer un office de charité.

En 1619 il reçoit du Roi Louis XIII, le brevet d’aumônier royal des galères de France, confirmé en 1644 par le Roi Louis XIV. L’ œuvre de Madame de Gondi est mise entre les mains de Monsieur Vincent. En 1625 il fonde la Congrégation de la Mission des Lazaristes, vouée à l’évangélisation des pauvres des campagnes. Vincent de Paul crée un séminaire et les premiers lazaristes seront envoyés à Alger en 1646, à Madagascar en 1648 et en Pologne en 1641.

Les confréries de la charité, établies dans les paroisses se multipliant, des dames de condition s’y enrôlent. En 1633 sous la responsabilité de Louise de Marillac et Marguerite Naseau et formée par mademoiselle Le Gras une communauté s’installe dans sa maison, puis au village de Clichy, pour servir les pauvres malades dans les paroisses, les hôpitaux et autres lieux, non seulement à Paris mais dans les villes et bourgs de France. En 1642, la congrégation des « Filles de la Charité » servantes des pauvres, revenues au Faubourg Saint-Lazare, est autorisée par le roi.

Parallèlement, en 1638 l’œuvre des « Enfants trouvés ». tenue par des dames charitables, avait débuté et en 1648 l’hôpital des Enfants Trouvés recevra les capitaux pour poursuivre sa tâche.

En 1657 il fonde l’hôpital de la Salpétrière, un hospice pour les personnes âgées. Le 27 septembre 1660 il meurt et est inhumé dans l’église Saint-Lazare. Paul

En 1705, le supérieur général de la Congrégation pour la Mission demande l'ouverture du procès de canonisation de Vincent. Le 13 août 1729, il est béatifié par le pape Benoît XIII, et canonisé le 16 juin 1737, par le pape Clément XII . En 1885, le pape Léon XIII l’institue « patron de toutes les œuvres charitables ». Son corps est exposé aujourd’hui dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul 95 rue de Sèvres, au siège des prêtres lazaristes de la Congrégation de la Mission.

À Château l’Eveque, le portrait du saint homme, permet à son propriétaire d’honorer son souvenir.


Sources - Wikipédia et La vie de Saint Vincent de Paul par Abelly (édition de 1891).



Saint Vincent de Paul par Jean-Léon Gérôme (tableau exposé au musée Jean-Léon Gérôme de Vesoul).



l'Église Saint-Julien du XIVe siècle servait de chapelle castrale. Elle fut agrandie en église paroissiale dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Elle fit l'objet d'une donation par les

châtelains aux villageois lors de la création de la commune en 1831.

 
 
 

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