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château de Beyssac à Sireuil - Périgord Noir

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Ce post n’est pas de moi (texte et photo sont d’Elisabeth Evelyne Clerc) mais ne voulant pas le perdre - je le conserve sur mon blog - en attendant d’en éditer un « personnel » -

Niché au-dessus de la Petite Beune, le château de Beyssac cache bien son jeu. Sous son élégant aspect Renaissance, il garde les fondations d'un vieux repaire du 14ème siècle et le souvenir de son seigneur assassin d'un seigneur voisin. Une pépite croisée au détour d'un sentier que j'ai voulu remettre en lumière. Il est situé à Sireuil, sur la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil, en Dordogne.

----- Le contexte médiéval :

• Dès le 12ème siècle, une structure défensive est attestée : ce n’est pas un castrum (grande forteresse), mais un simple repaire noble. À cette époque, la région est un damier de petites seigneuries qui fortifient chaque éperon rocheux pour se protéger des pillards et des seigneurs voisins. Au 14ème siècle, ce repaire était une demeure fortifiée appartenant à un petit noble ou à un chevalier, vassal d'un seigneur plus puissant (probablement les seigneurs de Tayac).

----- La Guerre de Cent Ans :

• Un rôle de 'Sentinelle' : Aux 14ème et 15ème siècles, Beyssac se retrouve au cœur du conflit entre les rois de France et d'Angleterre. Il sert de poste d'observation pour surveiller les mouvements de troupes dans la vallée de la Beune. Il subit des dégâts lors des sièges ou des passages de 'Grandes Compagnies' (mercenaires). À la fin de la guerre, après 1453, le château est en partie ruiné."

----- La Métamorphose

• À la fin du 15ème siècle, avec le retour de la paix, la noblesse locale délaisse l'aspect purement militaire pour le confort : on perce de grandes fenêtres à meneaux dans les vieux murs médiévaux. Le château devient une résidence 'entre cour et jardin', tout en conservant ses tours pour le prestige seigneurial."

----- 1er septembre 1673 : Le drame de Beyssac

L’histoire de Beyssac bascule dans le « brigandage nobiliaire ». Loin des fastes de Versailles, la noblesse du Périgord règle encore ses comptes par le fer.

• Le crime : Bernard de Commarque, alors seigneur de Beyssac et capitaine d'infanterie, est un homme au tempérament violent. Dans un guet-apens prémédité, il assassine Jean de Ladicudye, seigneur de Nauval. C’est la veuve de la victime, Catherine de Bonnefoux, qui portera l'accusation devant la justice.

• La sentence : Sous Louis XIV, le pouvoir royal ne tolère plus ces guerres privées. La sentence tombe, exemplaire et terrible : Commarque est condamné à être brisé vif sur la roue.

• Le siège : Refusant de se soumettre, Bernard de Commarque transforme Beyssac en camp retranché. Il faudra l'intervention de la maréchaussée et un véritable siège du château pour y mettre fin. Le rebelle sera finalement tué au cours de l'assaut.

• La punition de la pierre : Pour marquer les esprits et punir cette noblesse turbulente, le Roi ordonne le démantèlement du château. Les murs que nous voyons aujourd'hui sont les survivants de cette époque où la justice royale ne reculait devant rien pour s’imposer.

• Photo Elizabeth Evelyne Clerc, 18 mars 2015.


 
 
 

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