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Château de la Guionie - Lempzours

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • il y a 7 heures
  • 2 min de lecture

En 1139, les abbesses de Ligueux font don aux templiers, de la paroisse de Lempzours, à charge pour eux d’en tirer des revenus pour alimenter la guerre en Terre Sainte. Ils occupent le château de La Salle, déjà bâti à cette époque et établissent leur commanderie sur le site de la Guionie qui est alors, selon toute vraisemblance, une motte féodale déjà existante, dont les parties basses ont pour caractéristiques d’être monolithes. À deux cents mètres plus au Nord, le long du cours d’eau de la Rase, ils édifient une petite église qui existe toujours et qui devait être la chapelle de la commanderie ; suffisamment importante puisqu’elle constituait la préceptorie majeure templière des maîtres de l’ordre en Périgord, jusqu’à son transfert à Sergeac en 1250.

La Guionie appartient ensuite à Guillaume de Nogaret.

À la fin du XVe siècle, le château de La Guionie est alors le fief de la famille Béron de la Salle, des Normand avant de devenir pendant près de deux cents ans, le fief des Siorac de la Guionie.

En octobre 1569, Lempzours est envahi par les soldats de la garnison protestante d'Angoulême. Cette troupe attaque le château repaire de Lempzours, situé à proximité de l’église. Son seigneur, Pierre de Chalup parvient néanmoins à se réfugier avec ses gens dans une des tours et à tenir jusqu'à ce que la garnison catholique de Périgueux vienne à son secours. L’église est incendiée, de même que La Guionie.

La famille Siorac, seigneurs de La Guionie de Lempzours et de La Matassière, en sont propriétaires depuis 1619 et elle lui a donné, entre 1660 et 1720, la forme générale sous laquelle le repaire noble, se présente actuellement.

A partir du XIXe siècle, La Guionie est réduite au rôle de simple exploitation agricole avant d’entamer un déclin progressif après la seconde guerre mondiale. Les Jarjavail, qui descendent des Béron et des Siorac, très attachés au lieu et à son histoire en sont les derniers occupants jusqu’en 2005, date du décès de Madeleine Jarjavail.

Inoccupés pendant quinze ans, les bâtiments ont souffert du manque d’entretien.

En 2020, un couple passionné par le patrimoine a su insuffler son énergie à un groupe de bénévoles et une campagne de restauration de la structure et de réhabilitation de ses intérieurs, s’est engagée. Lauréats du prix départemental des VMF en 2022, la Guionie a le soutien depuis le départ de la Fondation du Patrimoine. Le site est ouvert ponctuellement à la visite. Il participe et se destine aux événements culturels du département.

La chapelle templière du XIIe siècle est classée aux Monuments Historiques par arrêté du 2 juin 1938.


 
 
 

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