L’histoire du chemin de fer en Périgord - le club des Périgourdins -
- Glady de Brégeot

- il y a 3 heures
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ce texte est entièrement emprunter au Club des Périgourdins -
L'histoire du chemin de fer en Périgord (actuelle Dordogne) est une véritable épopée industrielle.
Elle a transformé une région rurale et isolée en un territoire connecté, tout en façonnant son paysage avec des ouvrages d'art spectaculaires.
Voici les grandes étapes de cette aventure ferroviaire :
1. L'arrivée du "Grand Central" (1850 - 1860).
Contrairement à d'autres régions, le Périgord n'a pas été servi par les grandes lignes radiales partant de Paris.
C'est la Compagnie du Grand Central qui lance les travaux, avant d'être absorbée par la célèbre compagnie Paris-Orléans (PO).
1857 : La première locomotive s'essouffle sur les rails périgourdins. La ligne Coutras-Périgueux est inaugurée.
1860 : Périgueux devient un nœud ferroviaire stratégique avec l'ouverture de la ligne vers Brive.
C'est l'époque où le train permet d'exporter le bois, la pierre de taille et les produits agricoles vers Bordeaux et Paris.
2. Périgueux : La Cité Cheminote
Le chemin de fer n'a pas seulement apporté des voyageurs ; il a créé une industrie.
Les Ateliers du PO : Installés à Périgueux dès les années 1860, ces ateliers de réparation et de construction deviennent le premier employeur du département.
Impact social : Le quartier du Toulon à Périgueux se développe entièrement autour du rail, créant une culture ouvrière et cheminote qui marque encore l'identité de la ville aujourd'hui.
3. Le Plan Freycinet et les "Petits Trains" (1880 - 1910)
À la fin du XIXe siècle, l'État lance le Plan Freycinet pour désenclaver les campagnes profondes. C'est l'âge d'or des lignes secondaires et du "Tacot".
Le réseau à voie normale : Construction de lignes sinueuses comme Périgueux-Agen ou Sarlat-Bergerac.
Les Tramways de la Dordogne (TD) : Un réseau à voie métrique (plus étroite) voit le jour pour relier les chefs-lieux de canton (comme Saint-Pardoux-la-Rivière ou Vergt).
Ces trains étaient lents, mais essentiels pour les foires et les marchés.
4. Un patrimoine technique remarquable
Le relief tourmenté du Périgord (vallées de la Dordogne, de l'Isle et de la Vézère) a imposé des prouesses architecturales :
Viaducs : On en dénombre des dizaines, souvent construits en pierre de taille locale.
Tunnels : Indispensables pour traverser les collines du Sarladais.
Gares : Des gares de prestige (Périgueux) aux petites haltes rurales au charme bucolique.
5. Déclin et Renaissance (1930 - Aujourd'hui)
Comme partout en France, la concurrence de la route a fait des dégâts.
Fermetures : Entre 1930 et 1950, la quasi-totalité du réseau secondaire (les tramways) disparaît.
Modernisation : Aujourd'hui, l'axe Bordeaux-Périgueux-Brive reste une colonne vertébrale vitale.
Tourisme : Certaines portions sont devenues des "Vélorails" ou des trains touristiques, comme le célèbre Chemin de Fer Touristique du Haut Quercy qui frôle la frontière du Périgord Noir.
Le saviez-vous ?
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les cheminots périgourdins furent des figures de proue de la Résistance, multipliant les sabotages pour empêcher les convois allemands de remonter vers le nord après le débarquement.





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