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En 1602, la conspiration de Charles de Gontaut, duc de Biron

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 13 heures

Les dernières années de règne du roi Henri IV (1553-1610) vont être marquées de complots comme la conspiration de Biron, relativisant l’image de stabilité du règne d’Henri IV.

 Charles de Gontaut, duc de Biron (1562-1602), fils d’Armand de Gontaut maréchal de France, qui à la mort d’Henri III avait été l’un des premiers à reconnaître Henri IV, fera ses premières armes sous ses ordres. Au « botte à botte » sur les champs de batailles d’Arques et d’Ivry, il sera comblé d’honneur et nommé amiral de France et de Bretagne, maréchal de France puis gouverneur de Bourgogne, duc et pair du royaume en 1598 sur sa terre de Biron et enfin ambassadeur auprès de la reine Élisabeth.

Sollicité dès 1595 par le roi d’Espagne et le duc de Savoie, il va trahir une première fois le roi Henri IV, pendant la guerre franco-savoyarde qui oppose le duché de Savoie de Charles Emmanuel et le royaume de France d’Henri IV.  Charles de Gontaut en fera aveu, et le roi lui pardonnera.  Cependant n’ayant pu obtenir le gouvernement de la citadelle de Bourg-en-Bresse, il répondra aux nouvelles avances du duc Charles Emmanuel et du comte de Fuentès, gouverneur espagnol du Milanais.

Le 20 décembre 1599, Henri IV reçoit le duc de Savoie à Fontainebleau. Ce dernier va proposer à Biron d’épouser sa troisième fille avec en prime un domaine en Bourgogne et un autre en Franche-Comté, en échange d’un soulèvement de la noblesse française contre son roi.   Cette conspiration dans laquelle sont cités quelques proches du roi mais aussi des ducs et comtes, est attestée dans les mémoires de Sully.

Le complot est dénoncé au roi, en mars 1602 par Jacques de La Fin chevalier de l’ordre du roi, agent et émissaire de Biron. Le 13 juin 1602, Charles de Gontaut est convoqué à Fontainebleau et arrêté le 14 juin. Il refuse d’avouer donc de se repentir, bloquant le pardon royal. Le 29 juillet 1602, Biron est condamné à mort et décapité le 31 dans l’enclos de la Bastille à la requête de ses proches parents et pour témoigner de l’affection que le roi lui a portée.

La Preuve qu’il aurait pu éviter la mort, par orgueil et entêtement à ne pas reconnaître sa trahison, est toute entière dans cette expression populaire « être con comme Biron ».


 
 
 

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