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LE CHÂTEAU DE GLANE A COULAURES - Périgord Vert

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • 29 oct. 2023
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours




Au nord-ouest sur la rive droite de l’Isle, le château de Glane trouve ses origines au XIVe siècle. Initialement, il était entouré de douves en eaux vives avec un pont-levis. En 1538, c’est le logis et la forge du maître de forge, Hugues Malardeau, juste avant l’arrivée de Pierre Reynier, élu pour le roi, qui lui va acquérir en 1578 des rentes sur le fief de Glane où il a déjà son repaire. Son petit-fils, Franc Pierre Reynier qui épouse en 1617, Louise de la Faye, transforme le logis en véritable château. Un logis auquel deux ailes perpendiculaires seront accolées vers l’Est, reliées entre elles à l'opposé du logis, par un mur fermant le tout. L'ensemble, de forme rectangulaire est renforcé par quatre tours d'angle circulaires, délimitant une cour intérieure.

En 1658, l’un des fils de Franc Pierre est tué en ramenant au château de Glane, sa sœur Marie, riche veuve de Pierre de Siorac de la Guionie et son neveu nouveau-né Guion.  Elle avait dû faire appel aux siens pour échapper à un amoureux éconduit François Lenormand seigneur de Négrondes, apparenté à son défunt époux, qui ira jusqu’à ourdir un guet-apens, pour les enlever… Cette histoire campagnarde véridique, est restée dans « les chroniques du Périgord et du Limousin » d’Armand de Siorac (1854) et elle fait aussi partie de l’histoire du château de la Guionie à Lempzours, où Guion installera sa lignée.

 Le dernier Reynier, Charles de Reynier mourut en 1793, laissant Glane à sa veuve Catherine de Rossignol qui se remaria en 1797 avec Jean-Baptiste Malet de la Jorie de très vieille noblesse et leur fils Yrieix militaire, sera garde du corps de Louis XVIII.  Les Vicomtes Édouard Dieudonné Malet de la Jorie (qui héritera de Glane) et son frère Robert, militaires aussi, très attachés à leur terre de Glane se feront remarquer pour leurs expérimentations viticoles et hydrauliques à l’aube du XXe siècle.

L’ère des Malet de la Jorie de Glane se terminera en 1945 par la vente du domaine et après une succession de plusieurs propriétaires, le château de Glane reste une propriété privée. Le corps de logis du XVIIe a retrouvé ses grandes pièces d’origine, cloisonnées par commodité et le château et son parc, tout leur faste. Des canaux dont certains souterrains, sillonnent encore la cour intérieure et le parc.


Les Façades et toitures, ainsi que la clôture de la cour intérieure, sont inscrites au titre des monuments historiques le 1er février 1988.



Ref – Coulaures entre Causse et rivieres du Périgord – Annie Herguido.





photo DR






 
 
 

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