la gentilhommière devenue mairie de Saint-Laurent-sur-Manoire - Périgord blanc
- Glady de Brégeot

- 30 sept. 2024
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La terre de Saint-Laurent-sur-manoire était aux Saint-Astier et Jeanne de Marqueyssac (1587-1643) en épousant en 1605, Henri de Saint-Astier (1575-1608) seigneur des Bories, de qui elle aura deux fils, Jean V et Jean Jacques, en héritera.
En 1610, elle s’unira en secondes noces, à François Louis de Lostanges (1580-av 1617), chevalier, baron de Béduer. Trois enfants naîtront, Jean Louis de Lostanges-Béduer, Elisabeth et Marie. En 1618, Jeanne, fille de Raymond de Marqueyssac et de Gabrielle d’Abzac, va épouser en troisièmes noces René de Hautefort de Vaudre, à qui elle apporte le château de Saint-Pantaly d’Ans et le bourg de la Boissière d’Ans. Ils auront huit enfants, dont le dernier François de Hautefort d’Ajat (1627-1718) dit le marquis d’Ans-Hautefort, marié en 1661, à Jeanne d’Abzac, va constituer un réseau de maîtres de forges de l’Est et du Sud du Périgord. C’est à la forge d’Ans, que sont fondus des canons destinés à la marine royale. Au XVIIe siècle, la gentilhommière de Saint-Laurent-sur-Manoire est construite, à l’emplacement de l’ancien domaine de campagne. Ce manoir de style classique est cerné de deux pavillons aux toits pointus et ouvre sur un parc. Le corps de logis, rectangulaire, se dresse sur un étage coiffé d’une toiture mansardée. Les fenêtres ouvrant sur la toiture couverte d’ardoise, sont dotées de frontons ornés d’une coquille Saint-Jacques. Les murs sont élevés en moellon, les chaînages d’angle étant appareillé.
En 1738, Bernard de Hautefort, arrière petit-fils de Jeanne et René de Hautefort, va devoir céder la forge d’Ans à un ancien camarade de régiment Louis Chapon du Bâtiment, qui lui réclame une créance. Cette créance sera revendue à Jean Bertin maître de forges, qui a pour fils Henri Léonard Jean Baptiste (ministre de Louis XV et Louis XVI). Jean Bertin va devenir propriétaire du fief de Saint-Laurent-sur-Manoire, en même temps que des droits seigneuriaux qui y sont attachés.
Au XIXe siècle, Pierre Joseph de Marqueyssac (1807-1869) épouse en 1855, Louise Marie de Royère (1827-1872). Leurs quatre enfants y naîtront.
Leur fille Marie Jeanne Louise de Marqueyssac (1859-1888) en épousant le 12 avril 1882 Jean Baptiste Jacques Joseph « Roger » de Lespinasse de Peybère, lui amènera le domaine.
La deuxième tour d'angle sera construite en 1860.
Le domaine va changer de mains à plusieurs reprises pour aboutir, en 1927, dans le patrimoinede Pierre de Toucheboeuf-Beaumont.
La ville du Bourget (Seine Saint-Denis) en fait l'acquisition en 1948 pour y installer sa colonie de vacances.
En octobre 1991, la commune historique de Saint-Laurent-sur-Manoire rachète le château et ses dépendances pour y installer, en 1995, ses services (mairie, cantine, classes d'école..
Le 1er étage, à l’exception de la salle des mariages, a accueilli jusqu’en 2013, le musée Roland Dumas (1922-2024) qui fut conseiller municipal de Saint-Laurent-sur-Manoire. Le musée présentait les objets offerts par les chefs d’états étrangers à l’ancien ministre des affaires étrangères et des relations extérieures de François Mitterand.
Sources -
- Boulazac Isle Manoire n° 10 - juillet 2018
association « Les Amis de Marqueyssac »






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