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Alfred de Vigny en sa demeure charentaise -

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • 14 janv.
  • 3 min de lecture

Voici ce que vous pourrez lire en arrivant -

« Le manoir du Maine-Giraud a été construit et transformé du XIle au XVe siècle.

Propriété du poète romantique Alfred de Vigny de 1827à 1863, le domaine fut acquis

1768 par son grand-père maternel.

A l'époque, le Maine-Giraud était déjà une exploitation agricole et viticole. Ici. Vigny retrouve sa «sainte solitude», il travaille sur ses plus belles oeuvres poétiques et mène le domaine avec

passion et dévouement.

Il s'occupe de la distillation, négocie lui-même la vente de ses eaux de vie et veille au bien-être quotidien des personnes travaillant ici et n'hésite pas a venir en aide aux habitants du village.

depuis 1938 le Maine-Giraud est la propriété de la famille Durand qui a replanté puis développé le vignoble.

Horaires d’ouverture -Du lundi au samedi 9h - 12h / 14h - 18h Fermé le dimanche« 

Alfred de Vigny va devenir un propriétaire charentais -

Alfred de Vigny (1797-1863) est né au sein d’une famille issue de la vieille noblesse militaire. Après avoir passé quinze ans dans l'armée sans combattre, il quitte sa vie de garnison monotone pour fréquenter les milieux littéraires parisiens et notamment le Cénacle romantique de Victor Hugo. De 1822 à 1838, il écrit des poèmes (Poèmes antiques et modernes), des romans (comme Stello), des drames (comme la Maréchale d’Ancre) et des nouvelles (Servitude et grandeur militaires) qui lui apportent la célébrité.

Fin Juin 1823, jeune capitaine de 26 ans, il s'était arrêté quelques jours au Maine-Giraud chez sa tante Sophie de BARAUDIN chanoinesse de l'Ordre souverain de Malte, alors qu'il partait rejoindre sa garnison vers Bordeaux. Il découvrira cette demeure qui a "quelque chose d'un couvent et d'une forteresse". Des portraits de lui, peints par sa mère, Jeanne Amélie,l’associaient déjà au lieu… Le 15 mars 1825 à l’église de la Madeleine, il épouse Lydia Bunbury (1798-1862- fille d'un riche colon de Guyane anglaise et issue d'une famille protestante.

Vigny la rencontre en juin 1824 alors qu'il suit son cantonnement à Oléron puis à Pau. Il tombe amoureux de cette femme d'une grande beauté et « inaccessible » dont le père ne semble pas vouloir le mariage. Cependant, après une longue persistance, Sir Hugh Bunbury accepte l'union.

Le 7 Novembre 1827, sa tante meurt et c’est Alfred qui règlera la succession, devenant en décembre 1837, à la mort de sa mère, propriétaire du Maine-Giraud avec ses 85 hectares de terre.

Dans la demeure (qui comporte en tout deux grandes pièces), il va prendre l'habitude d'écrire, sous les toits de la tourelle, dans une pièce non chauffée de quatre mètres carrés.

En 1838, après une rupture sentimentale avec Marie Dorval et la mort de sa mère, il s'installe pour la première fois au Maine-Giraud. Il goûte à la solitude et prend soin de sa femme malade et constamment alitée.

De retour à Paris, il se mêle de nouveau à la vie politique et littéraire. Il parvient en 1845 à se faire élire, au bout de la cinquième tentative, à l'Académie française. Scandalisé par le méprisant discours de réception à l'Académie Française dont il a fait l'objet, il revient se réfugier quelques mois fin 1846, au Maine-Giraud pour laisser s'apaiser sa fureur et sa rancune.

Il rédige le poème « la bouteille à la mer ».

Il y composera tout ou partie de « La mort du loup » (publié en 1843) et d’autres poèmes « La colère de Samson », « la maison du berger ». En revanche, candidat lors des élections de 1848, il échoue à la députation de la Charente.

Le Maine-Giraud va devenir pour le poète sa terre d'asile et la tourelle sa "tour d’ivoire". Il décide de mettre en valeur la propriété. Les champs aux cultures variées, les prairies d'élevage, la forêt et la vigne retiennent son attention. Il y installe une distillerie qui produit de l'eau-de-vie qu'il vend à la maison Hennessy de Cognac .

Il rédige les poèmes "Les Destinées » ( recueil posthume, publié en 1864).

S’ensuivent vingt-cinq années durant lesquelles il vit quasiment reclus, dans sa tour d’ivoire du Maine-Giraud, avec Mme de Vigny (qui décèdera en 1862) pour seule compagnie, venant rarement à Paris. Il écrit peu, médite et lit beaucoup. Il décède d’un cancer de l’estomac, après une lente agonie qu’il supporte avec patience et stoïcisme. Son Journal est révélé en 1867.




 
 
 

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