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L’Herm restitué à Rouffignac-Saint-Cernin - Périgord Noir

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Construit à la charnière du gothique flamboyant et de la Première Renaissance, le château de l’Herm, fut pendant plus de deux siècles l'une des grandes demeures seigneuriales du Périgord. Tombé peu à peu en ruine, il connaît aujourd'hui une spectaculaire renaissance grâce à un chantier engagé en 2020 et conduit dans le plus grand respect de son authenticité.

En dominant la campagne environnante, le château est né du désir d’accéder à la noblesse de Jean II de Calvimont avocat et et riche parlementaire, qui a épousé en 1489 Anne du Puy de la Jarthe. Les symboles seigneuriaux sont partout ; fossés, tours et surtout la répétition des armoiries et la représentation des chevaliers en armes de part et d’autre de la porte d’escalier.

Son fils Jean III de Calvimont (1490-1557) épouse en 1522 Marguerite de Talleyrand et il achète en 1526 la charge de second président de la cour du Parlement de Bordeaux. Il va côtoyer lors de sa mission à la cour de France à Blois, des personnalités à l’origine de l’introduction de l’architecture de la Renaissance, en France. Il sera aussi envoyé en Espagne, par François 1er comme ambassadeur auprès de Charles Quint. Rentré à Bordeaux, quand ses prises de position contre les protestants lui valent une interdiction d'exercer et d’y séjourner de 1544 à 1547, il se retire à L’Herm.  Le milieu périgourdin aura plus d’influence que son séjour à la cour de France, puisqu’il terminera les travaux de style gothique commencés par son père.  L’escalier situé au droit du mur de refend distribuant directement les deux pièces principales à chaque étage, sur cinq niveaux avec des tours dépassant d’un niveau le corps de logis, sera maintenu dans ce style gothique flamboyant, par souci d’homogénéité. Le nom du maître d’œuvre de l’Herm reste inconnu, mais des analogies formelles comme des liens familiaux, associent plusieurs chantiers proches. L’hôtel de Gamenson (7 rue de la Constitution à Périgueux) qui appartenait au XVIe siècle aux du Puy, seigneurs de Trigonant et de la Jarthe, possède un escalier en vis à noyau hélicoïdal, identique à la moulure près, jusque sur les contre-marches, à celui de l’Herm.

Son frère, François de Calvimont, était recteur dès 1505 de l’église Saint-Germain de Rouffignac où les piliers à moulures torses, interrompues par des larmiers, sont identiques à ceux qui animent l’escalier de l’Herm.

A l’église de Trélissac où la famille de la Jarthe est généreusement active dans la paroisse, les bases hélicoïdales des piliers sont identiques à celles de l’église de Rouffignac.

À l'occasion des Journées européennes du patrimoine 2026, le château de L'Herm vous invite à découvrir l'une des plus importantes restaurations patrimoniales privées actuellement menées en Nouvelle-Aquitaine. Réservation obligatoire. Château de chateaudelherm@gmail.com


Sources Revue archéologique de Bordeaux - tome CI année 2010

septembre 2026

Hôtel de Gamenson dés du puy de la Jarthe


 
 
 

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