En mars 1569 le massacre de La Chapelle- Faucher (Périgord Vert)
- Glady de Brégeot

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En 1562, les protestants vivent dans l'inquiétude d'une répression féroce des catholiques extrémistes sous l'influence des Guise.
Louis de Bourbon, prince de Condé, est l'âme et le chef de l'armée protestante. Gaspard de Coligny (1519-1572), éminemment légaliste, prend la tête de la cavalerie protestante, contre les troupes du roi après une profonde réflexion sur ses devoirs et convictions religieuses.
En 1567, éclate la deuxième guerre de religion.
L’amiral Gaspard de Coligny y prend sa part, en commandant les avant-gardes de l'armée de Condé.
Fin 1568 les troupes indisciplinées protestantes de François de Pons seigneur de Mouvans, ont été battues par les forces catholiques du duc de Montpensier. Mouvans y a perdu la vie et de nombreux paysans locaux ont pris part aux représailles avec une extrême cruauté.
Le 16 mars 1569, aux côtés de Gaspard de Coligny, le prince Louis de Condé est tué à Jarnac par le jeune Henri d’Anjou (futur Henri III). En réalité, alors qu’il s’est rendu « Condé se trouve cerné, sa troupe est décimée et lui-même est assassiné d’un coup de pistolet dans la nuque par Joseph-François de Montesquiou, capitaine des gardes du Duc d’Anjou ».
Après la bataille de Jarnac et la mort du prince Louis de Condé, l’amiral Gaspard de Coligny prend le commandement et choisit d’amener son armée à Saint-Yrieix, afin d’y rejoindre les 3 000 mercenaires amenés par le duc des Deux-Ponts Wolfgang de Bavière. Ils marchent sur Thiviers, Saint-Jean de Côle et font charger 260 paysans catholiques qui se réfugient dans le château de La Chapelle-Faucher où le jour-même, Coligny les fait égorger un à un, traitant les paysans à l’égal des soldats ennemis.
En juillet 1569, lors de la visite forcée et inquiétante de Coligny et de ses troupes, accompagnés du jeune Henri de Navarre et rejoints par Guillaume le Taciturne prince d’Orange et son frère le comte Ludovic de Nassau ; Pierre de Bourdeilles en choisissant ses mots fait remarquer que les paysans enfermés dans la grande salle de La Chapelle-Faucher, n’étaient pas responsables du massacre des soldats de Mouvans. La réponse sera « qu’en même patrie, tous étaient paysans périgourdins et que l’exemple en demeurait à tous et la crainte de n’y tourner plus »
Photo 1 - La Château de La Chapelle-Faucher du XVe siècle (Bernard Séris)
photo 2 - l’amiral Gaspard de Coligny (musée protestant)





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