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-En mars 1569 le massacre de La Chapelle- Faucher (Périgord Vert)

Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
Glady de Brégeot
9 août
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 août


En 1562, les protestants vivent dans l'inquiétude d'une répression féroce des catholiques extrémistes sous l'influence des Guise. 

Louis de Bourbon, prince de Condé, est l'âme et le chef de l'armée protestante. Gaspard de Coligny (1519-1572), éminemment légaliste, prend la tête de la cavalerie protestante, contre les troupes du roi après une profonde réflexion sur ses devoirs et convictions religieuses.

En 1567, éclate la deuxième guerre de religion.

L’amiral de Coligny y prend sa part, en commandant les avant-gardes de l'armée de Condé.

Le 16 mars 1569, aux côtés de Gaspard de Coligny, le prince Louis de Condé est tué à Jarnac par le jeune Henri d’Anjou (futur Henri III). En réalité, alors qu’il s’est rendu « Condé se trouve cerné, sa troupe est décimée et lui-même est assassiné d’un coup de pistolet dans la nuque par Joseph-François de Montesquiou, capitaine des gardes du Duc d’Anjou ».

Après la bataille de Jarnac et la mort du prince Louis de Condé, l’amiral Gaspard de Coligny prend le commandement et choisit d’amener son armée à Saint-Yrieix, afin d’y rejoindre les 3 000 mercenaires amenés par le duc des Deux-Ponts Wolfgang de Bavière. Ils marchent sur Thiviers, Saint-Jean de Côle et font charger 260 paysans catholiques qui se réfugient dans le château de La Chapelle-Faucher où le jour-même, Coligny les fait égorger un à un, traitant les paysans à l’égal des soldats ennemis.

A la fin du mois d’ Octobre 1569, à l’abbaye fort riche et convoitée de Brantôme, lors de la visite inquiétante de Coligny et de ses troupes, rejoints par Guillaume le Taciturne prince d’Orange et son frère le comte Ludovic de Nassau ; Pierre de Bourdeille en choisissant ses mots, se permet de parler du récent massacre des soldats de Mauvans, suivi des représailles sur les civils catholiques, en évoquant les paysans enfermés en mars, dans la grande salle de La Chapelle-Faucher.

En effet, le 25 octobre 1569, durant la troisième guerre de Religion, le comte de Brissac, catholique, a tendu une embuscade aux troupes du régiment de Mauvans, à Mensignac (au lieu-dit de Chantegéline aujourd’hui Chantepoule). Le baron Paulon de Mauvans (1) capitaine huguenot de Provence, qui avait conduit son armée en Périgord, avec Jacques II de Crussol rallié aux troupes de Condé et de Coligny, mourra de ses blessures et le régiment sera détruit. Comme à La Chapelle-Faucher, de nombreux paysans locaux vont subir des représailles, d’ une extrême cruauté.

La réponse de Coligny sera « qu’en même patrie, tous étaient paysans périgourdins et que l’exemple en demeurait à tous et la crainte de n’y tourner plus ».


(1) Ses partisans sont appelés les razats, car ils se rasaient la barbe à moitié pour se distinguer des catholiques.

 

 






Photo 1 - La Château de La Chapelle-Faucher du XVe siècle (Bernard Séris)

photo 2 - l’amiral Gaspard de Coligny (musée protestant)


 
 
 

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