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En Dordogne le destin croisé du château de Vaudre à Gabillou et les forges de la Boissière d’Ans

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • 1 janv. 2021
  • 3 min de lecture

Dès le XIIIe siècle on décèle à Vaudre, la présence d’un prieuré dépendant de l’abbaye de Tourtoirac.

En 1397, le repaire, qui appartient aux Moudisson Lachassaigne, est pris par le comte Archambaud V qui le démolit et parcourt dès lors, avec les Anglais, le pays en se livrant au pillage. C’est en 1405 que cette seigneurie devient par alliance, la possession de la famille d’Hautefort quand Eric (Aimeri) d’Hautefort descendant de l’illustre Bertrand de Born, épouse Marthe de la Chassagne, dame de Gabillou et s’installe au château de Vaudre repaire de la paroisse de Gabillou, qui devient le fief de la sixième branche de la famille de Hautefort.

En 1496, le nom de « Gabilhono » apparaît en liaison avec l’important château de Vaudre au centre d’un domaine de quelques mille cent quatre-vingt-quinze hectares.

Le repaire de Vaudre qui a résisté aux assauts durant les guerres de cent ans et de religion, est incendié durant la Ligue. Antoine de Hautefort, né en 1551, seigneur de La Rasoire, Gabillou et Vaudre, ayant servi en Condomois de 1571 à 1573, va rendre en 1583, hommage au roi pour ses fiefs nobles. Il va trouver la mort en défendant son château contre les ligueurs.

En 1691, Louis XIV est en guerre et a grand besoin de bouches à feu. C’est François de Hautefort (1627-1718), marquis d’Ans-Hautefort, chevalier, seigneur d’Ans, Abzac, Ajat et Bauzens et troisième fils de René de Hautefort et de Jeanne de Marqueyssac, qui est l’homme de la situation. Il rachète le moulin à papier de la Boissière d‘Ans, profitant du site propice à ses futures installations hydrauliques et y fait construire un haut-fourneau constitué de deux fourneaux. Le château de Vaudre connaît son apogée, en devenant le centre névralgique de cette industrie métallurgique, grâce à son site d’extraction du minerai ou de la castine (pierrailles calcaires servant de fondant) et à la rectitude des chemins qui le relient à la Forge d’Ans.

L’église Saint-Jacques à Gabillou date de la fin du XIIe siècle et deux blasons accolés portent témoignage des mariages des nobles locaux en cette église. En date du 30 avril 1693 Antoine d’Hautefort de Pompadour seigneur de Vaudre, de Gabillou, la Marche, la Razoire a épousé Jeanne d’Hautefort de Bruzac demoiselle de Marqueyssac et le 11 juin 1733, leur fils Jean Louis d’Hautefort comte de Vaudre, marquis de Bruzac et de Bouteville, baron de Marqueyssac, a épousé Anne-Marie de la Baume-Forsac. Ils auront deux enfants, Marie Jeanne Bertrande d’Hautefort de Vaudre et Louis.

En 1720, une bâtisse un peu lourde a été bâtie à côté du château, lui-même reconstruit avec en outre la présence d’un des plus beaux jardins de France.

Marie Jeanne Bertrande d’Hautefort de Vaudre née en 1748 mariée en 1778 à Abraham Frédéric d’Hautefort seront condamnée à mort le 7 juillet 1794 par le tribunal révolutionnaire de Paris. Marie Jeanne Bertrande comtesse de Hautefort, était une pianiste de talent et tenait salon avec des poètes et des musiciens tels que Jean Baptiste Lemoyne (compositeur Périgourdin 1751-1796).

La Révolution sonne le glas de la magnificence du château de Vaudre, car dès lors il est plusieurs fois incendié et pillé puis liquidé par des propriétaires impécunieux.

Depuis 2012, les actuels propriétaires s’emploient à redonner son lustre à cette demeure historique et vu l’ampleur des travaux entrepris, ont choisi de vivre à proximité dans une dépendance restaurée.







les Bories sur le domaine de Vaudres -

les deux haut-Fourneaux de la Boissière d’Ans - https://perigordalentour.wixsite.com/website/post/au-pays-d-ans-la-route-des-canons-la-boissière-d-ans



la maison du passeur au port de Moustier construite en 1846


le Port de Moustier -

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