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Le château de Ferrières à Allas-les-Mines - Périgord noir -

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • 31 oct. 2023
  • 2 min de lecture

Le site du château de Ferrières, présente une occupation ancienne puisque des fouilles menées par la DRAC en 2018 et 2019 ont permis de découvrir à cet emplacement d’anciens thermes gallo-romains ainsi qu’un cimetière du Haut Moyen Âge.

Au XIIIe siècle, les seigneurs châtelains de Castelnaud et Berbiguières sont suzerains du château d’Allas.

Berbiguières, chef-lieu d'une seigneurie de six paroisses (Berbiguières, Allas, Carves, Cladech, Marnac et Saint-Germain) va tenir pour l’Anglais.

En 1342, Marguerite de Castelnaud, sous la tutelle de son grand-père, Hugues de Cardaillac, épouse Élie de la Mothe et lui amène en dot le château d’Allas.

En juillet 1439, Allas voit ses fortifications détruites lors d‘un siège, par les troupes d’un des vicomtes de Turenne, venues chasser les Anglais du village. Le 27 mai 1454, Amanieu de la Motte d’Allas et Magne de la Mothe, épouse de Jean de Ferrières, rendent hommage à Brandélis de Caumont, seigneur de Caumont, Castelnaud et de Berbiguières, qui rédige d’ailleurs son testament dans l’hospitium.

En 1462-1463, le prieur de Saint-Cyprien, reçoit l’hommage noble et le serment de fidélité de Magne de la Mothe et l’hospitium d’Allas prend le nom de Ferrières.

Leur fille Michelle de Ferrières, épouse Guillaume de Plamon. Jeanne de Plamon, épouse en 1482, Jacques de Toucheboeuf de Beaumont, sieur de Pierretaillade et la terre de Ferrières, augmentée par mariage par la baronnie des Junies (dans le Lot) et les terres à Saint-Cyprien, marque l’ascension de la famille de Toucheboeuf de Beaumont.

L’hospitium médiéval est complété au XVIIe siècle par une aile perpendiculaire sur 3 étages, vraisemblablement sur un bâtiment plus ancien existant.

En 1726, puis en 1737, ils achètent basse, moyenne et haute justice sur les villages d’Allas et de Cladech.

En 1738 et 1739, d’importants travaux complètent la partie médiévale et Renaissance de Ferrières par une terrasse monumentale portée par de grandes arches dominant la Dordogne.

Le château et la métairie de Ferrières sont vendus au citoyen Maraval le 2 floréal an II (21 avril 1794).

Le 11 mars 1875, Charles de Delahousse et son épouse Élise Willemer, adjudicataires du fils Maraval, vendent Ferrières aux propriétaires du château de Mondiol.

C’est Jean Laval qui l’acquiert en 1886 et le revend, en 1912, à la famille Vivien qui en reste propriétaire jusqu’en 2012.

Depuis cette date, ce sont des descendants des Ferrières et des Toucheboeuf qui ont pu le racheter.

Ce château a reçu, fin 2012, le label de la Fondation du Patrimoine et a remporté le prix départemental VMF en 2018. Ce site privé comporte encore de nombreux éléments architecturaux anciens : portes de la fin du XIIe, début du XIIIe siècle, archère, fenêtres Renaissance comportant des dates gravées du début du XVIe siècle, souche d’échauguette, cheminée du début du XVIIe siècle et Louis XV, escalier-rampe sur rampe du XVIIe siècle qui a remplacé l’ancien escalier en vis.






l’église à moins de 15 m du château et les propriétaires successifs se feront régulièrement enterrer à l’intérieur même de l’édifice religieux attenant -

Au XVIIe siècle Ferrières est habité par les cadets Toucheboeuf dont notamment deux qui deviennent curés d’Allas.






 
 
 

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