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la gentilhommière devenue mairie de Saint-Laurent-sur-Manoire - Périgord blanc

  • Photo du rédacteur: Glady de Brégeot
    Glady de Brégeot
  • 30 sept. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 mars

Sur la terre de Saint-Laurent-sur-Manoire qui appartient aux Saint-Astier, une gentilhommière est construite au XVIIe siècle à l’emplacement de l’ancien domaine de campagne.

Ce manoir de style classique est cerné de deux pavillons aux toits pointus et ouvre sur un parc. Le corps de logis, rectangulaire, se dresse sur un étage coiffé d’une toiture mansardée. Les fenêtres ouvrant la toiture couverte d’ardoise, sont dotées de frontons ornés d’une coquille. Les murs sont élevés en moellon, les chaînages d’angle étant appareillé.

Jeanne de Marqueyssac (1587-1643) en épousant en 1605, Henri de Saint-Astier (1575-1608) seigneur des Bories, de qui elle aura deux fils, Jean V et Jean Jacques, en héritera.

En 1610, elle s’unira en secondes noces, à François Louis de Lostanges (1580-av 1617), chevalier, baron de Béduer. Trois enfants naîtront, Jean Louis de Lostanges-Béduer, Elisabeth et Marie. Le 12 juillet 1618 René de Hautefort (1590 - 1653) devient seigneur de Marqueyssac et Bruzac en épousant Jeanne de Marqueyssac dame de Saint-Pantaly et d’Ans baronne de Bruzac dont c’est la troisième union et qui apporte en dot de ses parents Raymond de Marqueyssac et Gabrielle d’Abzac, le château de Saint-Pantaly d’Ans et le bourg de la Boissière. Ils auront huit enfants, dont le dernier François de Hautefort d’Ajat (1627-1718) dit le marquis d’Ans-Hautefort, marié en 1661, à Jeanne d’Abzac, va constituer un réseau de maîtres de forges de l’Est et du Sud du Périgord.

En 1738, Bernard de Hautefort, arrière petit-fils de Jeanne et René de Hautefort, va devoir céder la forge d’Ans de la Boissière à un ancien camarade de régiment Louis Chapon du Bâtiment, qui lui réclame une créance. Cette créance sera revendue à Jean Bertin maître de forges, qui a pour fils Henri Léonard Jean Baptiste (ministre de Louis  XV et Louis XVI). Jean Bertin va devenir co-propriétaire du fief de Saint-Laurent-sur-Manoire, en même temps que des droits seigneuriaux qui y sont attachés.

 Au XIXe siècle,  Pierre Joseph de Marqueyssac (1807-1869) épouse en 1855 Louise Marie de Royère (1827-1872). Leurs quatre enfants y naîtront. la deuxième tour d’angle sera construite en 1860. Leur fille Marie Jeanne Louise de Marqueyssac (1859-1888) en épousant le 12 avril 1882 Jean Baptiste Jacques Joseph « Roger » de Lespinasse de Peybère, lui amènera le domaine en dot.

Le domaine va changer de mains à plusieurs reprises pour aboutir, en 1927, dans le patrimoine de Pierre de Toucheboeuf-Beaumont.

La ville du Bourget (Seine Saint-Denis) en fait l'acquisition en 1948 pour y installer sa colonie de vacances.

 En octobre 1991, la commune historique de Saint-Laurent-sur-Manoire rachète le château et ses dépendances pour y installer, en 1995, ses services (mairie, cantine, classes d'école..

Le 1er étage, à l’exception de la salle des mariages, a accueilli jusqu’en 2013, le musée Roland Dumas (1922-2024) qui fut conseiller municipal de Saint-Laurent-sur-Manoire. Le musée présentait les objets offerts par les chefs d’états étrangers à l’ancien ministre des affaires étrangères et des relations extérieures de François Mitterand.

 

Sources -

- Boulazac Isle Manoire n° 10 - juillet 2018

association « Les Amis de Marqueyssac »





 
 
 

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